En sculpture, le travail de Benoît MERCIER joue avec les cernes du bois qui sont battement des saisons, symbole de croissance, marqueur du temps, et stratigraphie de l'histoire. Chaque année qui passe laisse sa marque. Son travail s'appuie sur cette trace naturelle inscrite au cœur du bois, il met en valeur ces cernes en les soulignant soit avec de la couleur, soit en relief. Pour dévoiler ces cernes, il faut aller au cœur du bois, ne pas s'en tenir à la surface. Une invitation à l’intériorité.
Les cernes dévoilent des rythmes d'une subtilité étonnante, qui nous racontent l'histoire de l'arbre. Son travail est basé sur une appropriation de cette symbolique. A travers l'histoire de l'arbre, c'est une réflexion poétique sur notre histoire qu’il propose.
Autre rythme qui imprègne son travail de sculpture et qui rejoint son travail de peintre: les rides de sable formées par le vent ou le courant. Elles se traduisent notamment dans ses « pierres à vent », des pierres qui piègent le vent, qui finit par y prendre racine. Tournant en rond inlassablement, l’érodant, la façonnant et la modelant, il y laisse sa trace, comme sur le sable de la plage, en de multiples rides, rythmes de dunes nées sous ses caresses intarissables. Le temps s’est arrêté sur ces pierres… écoutons le !